Pesticides : le poids des lobbys de l’industrie chimique et agricoles l’emporte sur la santé publique

Groupe de jeunes qui discutent

La loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, votée sans débat à l’assemblée nationale, validée dans sa quasi-totalité par le Conseil constitutionnel en fin de semaine dernière, a été publiée ce mercredi 19 août au Journal officiel, à la suite de sa promulgation par Emmanuel Macron.

Pourtant l’année dernière 2,2 millions de personnes avaient signé une pétition contre la réintroduction des néonicotinoïdes. L’Ordre des médecins, plusieurs sociétés savantes ont dit qu’il ne fallait pas reproduire le scandale, notamment du chlordécone et de l’amiante. De nombreuses études ont montré l’impact des pesticides sur la santé humaine, sur le cerveau et le développement neuronal, des cancers, mais au delà sur l’ensemble du monde animal.

Quelques références sur le lien TND/pesticides :

« un renoncement majeur » pour le collectif de soutien aux victimes de pesticides. Le Conseil constitutionnel lui-même réitère dans sa décision que l’acétamipride et le flupyradifurone, un néonicotinoïde et un pesticide apparenté, « ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux, ainsi que des conséquences sur la qualité de l’eau et des sols et induisent des risques pour la santé humaine ». Mais « le législateur a entendu permettre à certaines filières agricoles de faire face aux graves dangers qui menacent leurs cultures, afin de préserver leurs capacités de production et de les prémunir de distorsions de concurrence au niveau européen.

Une députée dénonce la réintroduction de pesticides néfastes pour la biodiversité et la santé humaine, qu’elle juge contraire à l’« intérêt général ». Fin octobre, son parti profitera d’une niche parlementaire pour reproposer l’interdiction de l’acétamipride à l’Assemblée.